Histoire et patrimoine de la Mauritanie

Pays charnière entre l’Afrique de l’Ouest et le Maghreb, la Mauritanie possède une côte de 600 km sur l’océan atlantique. Au Nord, elle est limitrophe de l’Algérie et du Sahara occidental, du Mali à l’Est et du Sénégal au Sud.

SITUATION SOCIALE ET CULTURELLE

La Mauritanie, trait d’union entre le monde arabe et l’Afrique négro-africaine, le Sahara et le Sahel, a été islamisée il y a plus de 1000 ans, par les Almoravides, dynastie musulmane d’origine berbère, qui fit reculer l’Empire du Ghana. Dès lors, le sunisme malékite s’impose. De cette époque date l’installation de villes caravanières (Chinguitti, Oualata, etc), qui deviennent des centres spirituels et de diffusion de la culture. Par la suite, les sociétés nomades s’organisent politiquement dès les XVIIème et XVIIIème siècles, sous la forme de proto-Etats: les Emirats. On en dénombre quatre: Trarza, Brakna, Adrar et Tagant. Ils ont donné naissance à quatre grandes régions qui dominent aujourd’hui le pays. A l’époque, les Emirats ne sont pas des territoires clairement délimités mais plutôt des espaces politiquement polarisés par quelques grandes tribus.

HISTOIRE

La période du XIe-XIIe siècle est marquée par l’avènement de l’Islam en Mauritanie sous l’influence des Almoravides (les hommes du Ribat). Près d’Atar, on peut retrouver les ruines de la forteresse d’Azougui, capitale des Almoravides au XIe siècle. Du XIIe au XIXe siècle, le pays est un lieu d’échanges culturels et de commerce transsaharien. Les villes de Tichitt, joyau du désert, et de Chinguetti en attestent. La colonisation française débute au XIXe. La Mauritanie passe du statut de protectorat, qu’elle avait reçu en 1902, à celui de colonie française en 1920. Le 28 novembre 1958, la République Islamique de Mauritanie est proclamée et donne une autonomie au pays jusqu’au 28 novembre 1960, date à laquelle la Mauritanie acquiert son indépendance démocratiquement.

CAPITALE ET VILLES PRINCIPALES

Nouakchott - La capitale: Vivante et colorée, Nouakchott compte environ 870.073 habitants. C’est une ville en pleine urbanisation qui sait néanmoins garder son caractère traditionnel. A découvrir : Le Musée national et sa section consacrée aux découvertes paléontologiques, La superbe et impressionnante mosquée offerte par l'Arabie Saoudite, Le marché de la capitale, La plage des pêcheurs en fin d’après midi. Ouadane: Célèbre cité commerciale du 12ème siècle, située au carrefour des routes transsahariennes, Ouadane, inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco, vaut pour sa somptueuse palmeraie et les vestiges de son ancienne forteresse. Tichit: Erigée au 12ème siècle, cette cité caravanière est un ancien carrefour commercial entre le Maghreb et le Soudan. Isolée au oeur du Tagant, au centre du pays, Tichit est la troisième ville de Mauritanie à être inscrite sur la liste du Patrimoine de l’humanité. Elle se caractérise par une architecture exclusivement constituée de pierres plates sèches aux reflets ocre et gris. Sa mosquée et son minaret carré passe pour l’une des plus remarquables de Mauritanie. La présence de manuscrits anciens, richement décorés d’enluminures, valent également le déplacement. Oualata: Située dans le grand sud du Pays, Oualata est l'une des plus anciennes villes du continent africain. Elle connut son apogée au 15ème siècle, lorsque caravaniers et savants y faisaient étape. A l’époque elle était surnommée « rivage de l'éternité ». Aujourd’hui, Oualata est sans aucun doute l'une des plus belles villes mauritaniennes. Ses superbes maisons traditionnelles rouge et blanches aux murs décorés de fresques géométriques blanches sur fond rouge émerveillent les visiteurs depuis des décennies. Cette spécificité, qui ne se retrouve nulle part ailleurs en Mauritanie, lui a valu d'être classée au patrimoine mondial de l'Unesco. Nouamghar: A une centaine de kilomètres au Nord de Nouakchott, Nouamghâr marque l’entrée du Parc National du banc d’Arguin

POINTS DE REPÈRE SUR L’ÉCONOMIE NATIONALE

L’économie mauritanienne repose d’abord sur ses richesses souterraines
L’exploitation du minerai de fer, dans le nord du pays, depuis 1963, a été à l’origine d’un boom économique sans précédent. La production annuelle a atteint un nouveau record en 2013 avec 13 millions de tonnes. Le fer est extrait des mines de Zouérate, et est acheminé par le seul train du pays jusqu’au port de Nouadhibou. Il représente à lui seul 40% des exportations du pays, et en fait le 13ème producteur de fer du monde.

L’or constitue également une manne importante, avec les mines de Tasiast, situées à 300 km au nord de Nouakchott, dont la production, gérée par une société canadienne, avoisine les quatre tonnes par an. Des gisements de phosphate ont également été repérés dans le sud du pays, dans la région de Kaédi.

L’activité agricole reste la principale source de revenus des ménages
L’agriculture, surtout vivrière, est concentrée dans le Sud, le long du fleuve Sénégal, à l’exception des oasis, espace de culture du palmier-dattier. On y pratique une agriculture irriguée (riz) et de décrue (mil, le sorgho, les patates douces). La mise en service du barrage de Diama entre Rosso et l’océan, a permis d’accroître les superficies irriguées. Ces efforts restent insuffisants puisque le pays ne contribue qu’à hauteur de 30% à la couverture de ses besoins alimentaires. Pour autant, le secteur est la principale source de revenus pour 65% de la population.

LES POINTS FORTS

HOMMES, GRANDS ESPACES, AVENTURE, ECOTOURISME, TOURISME CULTUREL: La Mauritanie est le pays des dunes et du sable. Le désert mauritanien a la particularité d’être très accessible. Le niveau de difficulté technique et physique y est très abordable, y compris par les débutants et les familles. Avec ses paysages variés, souvent spectaculaires, ses zones « montagneuses », ses immenses dunes et ses palmeraies, le pays fait le bonheur des randonneurs et des trekkeurs. Le dépaysement est total : grands espaces, silence absolu, rencontres authentiques avec une population accueillante. La plupart des circuits « désert » sont concentrés dans la région de l’Adrar, avec une étape quasi systématique à Chinguetti, l’une des villes saintes, inscrite sur la liste du Patrimoine mondial de l’UNESCO en 1996.

Les 750 km de côtes maritimes de Mauritanie accueillent un écosystème unique et une biodiversité remarquable. La plupart de ces espaces sont à l’état naturel, quasiment sauvage. Malgré des infrastructures quasi inexistantes, la zone offre un fabuleux potentiel écotouristique. Dans le Nord Est, le Parc National du Banc d’Arguin (PNBA), inscrit au Patrimoine mondial par l’Unesco, abrite une faune de plus de 200 espèces différentes : oiseaux migrateurs par millions, mammifères marins (dauphins, derniers représentants des phoques moines…) et poissons en tous genres. Sans parler du paysage qui combine mer et désert de façon magnifique. Dans le Sud, le Parc National du Diawling accueille plus de cent espèces de mammifères et d’oiseaux migrateurs : Pélicans, Cormorans, Canards paléarctiques, Canards Afro-tropicaux, Flamants, Spatule africaine, Aigrettes, Hérons, Grues couronnées… Depuis toujours, la Mauritanie mélange à sa manière les cultures Arabes et Africaines. Il en résulte une richesse à la fois humaine, architecturale, ethnologique, historique et même préhistorique. Le voyageur pourra notamment visiter les 4 villes anciennes de Chinguetti, Ouadane, Tichit et Oualata.

A VOIR, A FAIRE : REGIONS ET SITES TOURISTIQUES

L’Adrar: Le massif de l’Adrar est la première destination touristique de Mauritanie. Il regorge de possibilités de treks et de randonnées qui alternent dunes, canyons, palmeraies incroyables et oasis centenaires. Au coeur de cette variété de paysages, le voyageur peut toucher du doigt l'histoire médiévale des plus grandes cités d'Afrique de l'Ouest.

Chinguetti: Erigée à la fin du 13ème siècle, elle abrite la plus populaire et la plus célèbre mosquée de Mauritanie. Surnommée la Mecque mauritanienne, 7ème ville sainte de l'Islam, Chinguetti conserve de véritables trésors architecturaux et surtout l'un des plus impressionnants patrimoines littéraires d'Afrique de l'Ouest. En ajoutant les fonds des 3 bibliothèques et des 14 collections privées, on compte quelques 3000 manuscrits. La plupart sont rarissimes, comme par exemple une Explication du Coran qui date de 1060. A l’époque sa splendeur, Chinguetti était le lieu de rencontre d’éminents savants : géographes, mathématiciens, astronomes et bien sûr théologiens. La ville est aujourd’hui inscrite sur la liste du Patrimoine mondial par l’Unesco.

Le Banc D’Arguin: Le Parc national du Banc d’Arguin et ses 180 kilomètres de côtes couvre une superficie de 12.000 km². Inscrit sur la liste du Patrimoine de l'Humanité, b>le plus grand parc côtier d’Afrique abrite une faune exceptionnelle. Plus de 200 espèces d'oiseaux migrateurs, de dauphins, de phoques, de poissons, cétacés, mammifères viennent trouver refuge et nourriture dans ce véritable sanctuaire sauvage, seulement peuplé par quelques villages de pêcheurs Imraguen. Ces pêcheurs peuvent accueillir les visiteurs pour des excursions en « lanche » (bateau à voile traditionnel) pour aller pêcher ou voir la faune de plus près. C’est l'occasion d'observer l'une de leurs méthodes de pêche : ils utilisent des dauphins pour rabattre les poissons dans leurs filets. Le Parc national du Diawling: Créé en 1991, le Parc national du Diawling.

ACHAT

Tapis traditionnels, faits en laine et décorés de motifs géométriques, dans les tons de brun-beige. Bijoux en or, en argent, en ébène, en corne. Orfèvrerie : théières en métal incrusté de cuivre rouge ou jaune, marteaux à sucre, coffrets en bois d’ébène recouverts de motifs métalliques, serrures finement ouvragées, pipes traditionnelles en cuivre qui ressemblent à des fume-cigarettes, poignards damasquinés. Maroquinerie : avec des peaux de chèvre, les artisans fabriquent des coussins, sacs et sabretaches traditionnels nomades, des portefeuilles, boîtes, selles de chameau , étuis à pipe, chaussures... Vannerie : nattes destinées à servir de tapis de sol, corbeilles, paniers.

CUISINE

Le bétail et les dattes sont au centre de tout. Le lait est consommé en permanence de multiples façons. Fouetté (Zrig) sucré, aigre ou pas, fraîchi au vent et à l’ombre dans une calebasse, il est le premier signe de bienvenue pour l’étranger qui s’arrête devant une tente. La viande est consommée grillée, braisée ou bouillie quand elle a été boucanée (tichtar). On en mange irrégulièrement, mais, à chaque occasion, on essaie de s’en rassasier. Aujourd’hui, semoule de blé, pâtes, riz entrent dans la composition de nouveaux plats qui viennent s'ajouter aux quelques recettes issues de la vie nomade (bouillie d’orge ou de mil, ksour (crêpes), dattes dénoyautées au beurre de chèvre, galette de farine de blé cuite dans le sable chaud etc..). Mais, d’une manière générale, la cuisine maure reste sobre et ne désire pas vraiment évoluer. Quoi qu'il en soit, en voyage, les méharistes apprécient toujours leur fameuse galette de farine de blé appelée robsa ou taggela, acompagnée de ce que le voyageur aura pu apporter.

BOISSON

Le thé vert est, comme dans toute zone saharienne, une boisson incontournable. Plusieurs fois par jour, les trois petits verres, agrémentés ou pas de menthe ou de plantes locales.

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