L' Artisanat en mauritanie

Les Teinturières

A l’époque coloniale, les produits manufacturés importés envahissent les marchés, notamment les textiles industriels. Les bandes de coton tissées localement sur des métiers rudimentaires depuis des siècles disparaissent peu à peu au profit du basin, support textile des boubous féminins portés par les Soninké et les Peuls et des complets masculins portés par les Mauritaniens. Seuls quelques tisserands exercent encore leur métier.

Les grandes sécheresses des années 70 provoquent l’extinction des plantes indigofères et du savoir ancestral de la teinture végétale. Peu de femmes peuvent encore témoigner de la pratique de l’indigo. Elles conservent avec amour quelques feuilles d’indigo pilées et séchées au fond de leurs armoires tout comme elles gardent précieusement les pagnes indigo qui constituaient les trousseaux des mariées Soninke.

L’art de teindre n’est pas mort pour autant ; les femmes s’approprient désormais les techniques de la teinture chimique. En usage à Kaédi bien avant les années 70, la teinture chimique remplace de façon définitive la teinture naturelle. Elle séduit les teinturières par sa facilité d’emploi, et attire les clientes par sa panoplie infinie de couleurs. Les motifs ancestraux demeurent mais les nouveaux textiles en permettent un rendu plus fin, des mariages plus subtils, symboles de raffinement et d’élégance, ou d’audace.

Kaédi, capitale du Gorgol, conserve sa place comme capitale de la teinture en Mauritanie alors que se développe un autre pôle, non moins important, Nouakchott. La production se diversifie et toutes les femmes s’y adonnent, qu’elles soient Peuls, Mauresques ou Soninké.

De nos jours, les teinturières de Nouakchott sont particulièrement réputées pour leur esprit créatif et pour l’art de marier motifs et couleurs même si les teinturières de Kaédi demeurent réputées pour leur dextérité à manier la teinture et la qualité de leurs réalisations.

Le travail des teinturières en Mauritanie est remarquable. Les techniques d'application des couleurs sont variées, astucieuses et demandent un travail énorme. C'est toujours un bonheur de voir ces femmes bricoler au milieu de leurs bassines de toutes les couleurs avec les bambins, les biquettes et les poulettes qui se faufilent entre les marmites bouillantes ... Le résultat final est toujours étonnant et l'accrochage des voiles pour le séchage est une symphonie de couleur. Les méthodes utilisées sont la salade, la cire, la farine, le chou et les réserves.

Les teinturières mauritaniennes maîtrisent parfaitement les différentes techniques qui permettent d’obtenir toutes sortes de motifs et de couleurs.

Les Cordonniers

Les babouches étaient autrefois portées tous les jours. Aujourd’hui, seuls les anciens restent fidèles aux babouches délaissées par les jeunes générations. Cependant, elles sont toujours indispensables pour la parure des grandes occasions.
Traditionnellement fabriquées en cuir de chèvre ou de mouton avec une semelle en veau.

Les Tisserands

Quelques bâtons, des morceaux de ficelles, 4 chutes de fer à béton et une grille métallique, une poulie et une dizaine de clous pour fabriquer un métier à tisser très sommaire... 2 pelotons de fils de coton coloré, une navette et c'est parti pour confectionner 8 bandelettes de 14cm par 2 m 20 qui cousues au point de surjet donneront un pagne "fait main".

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